Au-delà de la politique, une immense majorité des Français a pour la première fois le sentiment d’avoir élu un chef de l’Etat qui n’est pas à la hauteur et n’a pas endossé le costume de la fonction présidentielle. L’an II du quinquennat ne sera malheureusement pas celle de l’offensive.
Au lieu d’expliquer à nos concitoyens que nous ne traversons pas seulement une crise mais bien un changement de monde, François Hollande se cantonne à sa «boite à outils» sans fixer de cap, sans aucune vision. Tout cela m’évoque une formule de Coluche : «quand on n’a rien à dire, on ferme sa gueule». Pourtant, des réformes majeures sont nécessaires dans le pays sur l’éducation, l’apprentissage, la gouvernance de la sphère publique et les entreprises.
L’élargissement des emplois d’avenir au secteur privé est l’une des rares annonces faites par le président de la République au cours de cette conférence de presse. Chose que nous avions déjà proposé durant les débats parlementaires. En effet, il nous semblait stupide d’empêcher les entreprises d’être un facteur d’intégration. Or, là encore, nous avons perdu un an à cause du dogmatisme de François Hollande.
Les retraites ou l’expression absolue du cynisme politique du chef de l’Etat
Quant à l’inversion de la courbe du chômage d’ici la fin de l’année, un vœu pieux. 1,5 % de croissance sont nécessaires pour faire diminuer le nombre de demandeurs d’emploi. Je ne peux que conseiller à François Hollande de se rendre à Lourdes, assez régulièrement.
Le dossier des retraites est l’expression absolue du cynisme politique d’un homme qui n’a pas hésité à aller manifester contre la réforme des retraites en 2010, tout en sachant que l’allongement de la durée de cotisation était la seule solution pour préserver le système des retraites. François Hollande est ici dans la tromperie absolue. Il a raconté une histoire pour se faire élire, une histoire qui le rattrape aujourd’hui.
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