Philippe Vigier, Secrétaire général du Nouveau Centre, porte-parole de l'UDI, estime qu’il est nécessaire de rétablir la confiance en annulant les hausses de TVA prévues au 1er janvier pour que le débat sur la fiscalité annoncé par le Premier ministre, ne devienne pas qu’un écran de fumée destinée à masquer l’indécision et l’absence de cap du Gouvernement.
La fronde fiscale qui guette la France est liée l’augmentation sans précédent des impôts décidée par la majorité depuis l’arrivée au pouvoir de François Hollande.
Ce véritable tsunami a en effet considérablement affaibli la dimension citoyenne de l’impôt tandis que les mensonges sur la pause fiscale ont privé les ménages et les entreprises de visibilité et ont constitué un signal désastreux pour leur confiance en l’économie pourtant indispensable pour une reprise durable.
Nous sommes face à une spirale dangereuse : l’augmentation des impôts détruit des emplois, ce qui amoindrit les rentrées fiscales et pèse sur l’effort de réduction des déficits publics.
Pour que ce débat sur la fiscalité soit utile, le Président de la République et le Premier ministre doivent restaurer les conditions de la confiance en baissant les impôts, et plus particulièrement en annulant la hausse de la TVA prévue au 1er janvier qui viendra fragiliser encore des secteurs pourvoyeurs d’emplois non délocalisables comme le bâtiment ou les services à la personne. Car, ne faut-il pas rappeler que 100 000 emplois détruits – au-delà du drame social que cela constitue – c’est entre 2,5 et 3 milliards d’euros de déficit en plus, tout compte public confondu.
Dans le cas contraire, les gages de la confiance ne seraient pas réunis par l'exécutif pour mener la réforme ambitieuse de la fiscalité dont la France a besoin pour rendre l’impôt plus juste socialement et efficace économiquement. Cette réforme ne serait alors qu’un écran de fumée de plus, destiné
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